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Le camerisier qui s'éveille

Alors que le printemps s’installe tranquillement à Rawdon, certains de nos champs reprennent vie plus tôt que d’autres. C’est le cas du camerisier, un arbuste encore méconnu, mais fascinant à observer. À la Ferme Guy Rivest, il fait partie des premières cultures à sortir de sa dormance hivernale.


Une des premières cultures à se réveiller

Le camerisier est reconnu pour sa grande résistance au froid. Dès que les températures remontent légèrement, ses bourgeons commencent à apparaître, souvent bien avant plusieurs autres cultures. Cette précocité en fait une plante particulièrement intéressante dans notre climat québécois.


Une floraison discrète, mais essentielle

Avant même l’apparition des fruits, le camerisier produit de petites fleurs pâles, parfois presque invisibles à première vue. Ces fleurs jouent pourtant un rôle clé, puisqu’elles donneront naissance aux camerises, ces petits fruits allongés au goût unique, souvent comparé à un mélange de bleuet, de framboise et de cassis.


Ainsi, une fois les feuilles déployées, les fleurs jaunes apparaissent rapidement. Et des fleurs, il y en a des tonnes! Puisque deux fleurs sont nécessaires pour produire chaque camerise, les arbustes deviennent pratiquement jaunes au complet durant la floraison.


Fleurs de camerisier et bourdon

Avez-vous trouvé le bourdon dans cette photo ?


Quoique le spectacle soit magnifique, nous essayons d'aller au champ le moins possible pour laisser travailler nos bénévoles favoris, soit nos pollinisateurs. Puisque les fleurs de camerisier arrivent même avant les pissenlits, elles sont l'une des premières nourritures de nos abeilles et de nos bourdons. Quoique l'on voit surtout ces derniers dans le champ, les abeilles aiment bien venir y faire leur tour en attendant d'autres types de fleurs.




La floraison est aussi le signal qu’il est temps d’appliquer une première dose d’engrais (fumier de poule composté) afin de soutenir la croissance des fruits et la vigueur des arbustes. Une deuxième dose aura lieu après la saison, à la mi-juillet, lorsque le plant prépare son prochain hiver et le nombre de fruits du prochain été.


Un fruit encore à découvrir

La camerise demeure encore peu connue du grand public, mais elle gagne à être découverte. Riche en goût et en caractère, elle se consomme :

  • fraîche

  • transformée en confitures

  • intégrée à différents produits gourmands


Sa popularité est en croissance, notamment en raison de ses qualités gustatives et de son adaptation au climat nordique.


Une saison courte à ne pas manquer

La récolte des camerises arrive généralement au début de l’été, souvent légèrement avant celle des fraises. C’est une période brève, mais très appréciée par les amateurs de produits locaux qui souhaitent découvrir un fruit différent, directement à la source.


À observer lors de votre prochaine visite

Au fil des semaines, les plants évoluent rapidement. Ce qui commence par de simples bourgeons se transforme progressivement en fruits prêts à être récoltés. Lors d’une visite à la Ferme Guy Rivest, il est possible d’observer cette évolution de près et de mieux comprendre le cycle de cette culture encore peu connue.


Conclusion

Le camerisier marque le début de la saison agricole à la ferme. Sa capacité à s’éveiller tôt, sa floraison discrète et la qualité de ses fruits en font une culture à part, qui mérite toute notre attention. La camerise est un petit fruit nordique encore peu connu au Québec, mais de plus en plus apprécié pour son goût unique et sa polyvalence. Pour connaître les dates d'ouverture de l'autocueillette de camerises, c'est par-ici !

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